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Test - King Arthur : Knight's Tale - Mordred s'empare du récit

- Publiée le 19.03.2024, à 10:01
- Par Julie G.
Test - King Arthur : Knight's Tale - Mordred s'empare du récit

C'est avec un thème très porteur de la fantasy et pourtant assez peu exploité dans l'univers du jeu vidéo que les développeurs hongrois de chez NeocoreGames nous proposent King Arthur: Knight's Tale. Déjà familier du thème, le studio indépendant nous invite cette fois à une aventure épique en Avalon sous forme d'un jeu de rôle tactique. Lustrez vos armures, fourbissez vos épées et sus à l'ennemi ! Cet avis est réalisé à partir d'une version numérique fournie par l'éditeur.

Pour Camelot !

Le légendaire Arthur et sa Némésis, Mordred, se sont entretués mais leur trépas ne s'est pas passé comme prévu. Arthur revient hanter Avalon sous forme d' une abomination entre vie et mort. La Dame du Lac fait donc appel à vous, Mordred, le meurtrier même d'Arthur, pour le pourchasser et rétablir l'équilibre en Avalon, frappée par un fléau qui la coince entre le monde des vivants et celui des ténèbres. C'est l'occasion d'incarner un anti héros puisque, dans les légendes, il ne brille pas par sa bonté d'âme... Mordred se retrouve donc à la tête de la Table Ronde pour cette mission. Le cycle du Graal est ici réinterprété dans une version Dark Fantasy assez séduisante. Les amateurs de l'univers apprécieront les clins d’œil au Sacré Graal des Monthy Python...

Être Roi, c'est difficile !

Le joueur va devoir repeupler la Table Ronde avec les chevaliers rencontrés (et aidés !) au fil des aventures, en prenant garde à les ménager et à s'octroyer leur loyauté, sous peine de les voir devenir hostiles et quitter la compagnie. Plus ils vous seront loyaux, meilleures seront leurs caractéristiques, et inversement. Les choix sont au rendez-vous : matérialisés par le graphe de moralité, le joueur pourra évoluer en tant que fervent chrétien ou adepte de la foi ancestrale, comme un souverain juste ou un tyran irresponsable... Ce graphe permet de débloquer différents personnages et avantages en fonction des choix réalisés. Bien évidemment, selon ses décisions, il s'attirera la loyauté ou le désaccord des autres personnages, en fonction de leur caractère. Il faudra ainsi composer avec la personnalité de chacun, certains refusant de combattre blessés, d'autres de faire plusieurs missions d'affilée... Les personnages à recruter sont directement issus des Légendes arthuriennes, et la Dame du Lac mène la danse en assurant la narration, lancée par une très belle cinématique d'introduction. La narration ménage le suspense et les informations sur la situation, très obscure au début, arrivent au fil de l'histoire, plutôt intéressante. Petit bonus côté narration, le jeu propose une frise chronologique reprenant les grands événements s'étant produits sous votre règne, appréciable pour se remémorer certains détails.

Le gameplay se divise en plusieurs phases distinctes : restaurer la grandeur de Camelot, partir en Mission se battre ou prendre part à des événements. Pour reconstruire Camelot, des ressources seront nécessaires : de l'or et des matériaux, récupérables principalement lors des missions. Une bonne gestion est importante pour cibler ses priorités de développement, car Camelot ne se reconstruira pas en un jour. Ainsi, en rebâtissant les divers édifices du château, le joueur pourra accéder à des améliorations variées : nombre de héros disponibles, améliorations de leurs caractéristiques, entraînement des héros restés à l'arrière, soin des blessés, forge, marchand et tour enchantée permettant de gérer au mieux ce royaume en difficulté. Cet aspect, même s'il reste basique, est plutôt réussi et intéressant, comme une pause entre deux missions.

Arthur, c’est la guerre !
Puisqu'il s'agit d'un RPG Tactique, venons-en au cœur du jeu : les Missions (principales et secondaires). C'est là que le joueur mettra à l'épreuve son sens de la stratégie. Accessibles via une carte du monde. Elles sont signalées par un blason, mais attention, une fois jouée, impossible d'y revenir, d'où la nécessité d'explorer soigneusement chaque carte pour ne pas passer à côté d'un équipement sympathique. Ces missions se déroulent en 3D isométrique dans une zone limitée avec de l'exploration simple et des rencontres de personnages à aider et peut-être à recruter, donc des choix scénaristiques à faire, puis, en cas de rencontre avec des ennemis, le combat s'engage. Il est parfois possible de disposer ses troupes avant le combat, mais pas systématiquement. A son tour, le joueur va utiliser ses Points d'Action disponibles pour attaquer, se déplacer, et réaliser d'autres actions de soutien. Une fois un personnage à court de PA, il suffit de presser RB/LB pour activer le héros suivant et ainsi de suite. En règle générale, l'équipe est constituée de quatre de vos héros, choisis à chaque début de mission, parfois aidés lors d'une mission en fonction des rencontres et des choix. Pour clore son tour, une pression prolongée sur la touche B, et c'est au tour des ennemis de nous fondre dessus. Petit détail appréciable, surtout en cas de grosse mêlée, il est possible d'accélérer le tour des ennemis. En combat, et même en exploration, on regrette l'absence d'une vue verticale, rendant parfois la gestion de la caméra difficile en fonction des obstacles et murs qui gênent régulièrement la visibilité. Il faut ainsi composer avec une vue latérale de dessus, plus ou moins rapprochée.

L'animation est globalement assez rigide et datée sans toutefois impacter la jouabilité. Pour gérer les attaques et déplacements, le joueur peut compter sur la traditionnelle grille indiquant les diverses portées : en vert les cases accessibles en se déplaçant tout en laissant suffisamment de PA pour attaquer, en jaune celles où il ne restera plus assez de PA pour faire autre chose. Côté stratégie, la position d'où est menée l'attaque est capitale : une attaque dans le dos portera bien plus qu'une attaque frontale. Les attaques à distance sont bien sûr de la partie selon les personnages, soit de base, soit à débloquer au fil des niveaux et de l'XP gagnés. En fonction de la difficulté choisie, les ennemis seront plus ou moins agressifs et vicelards en venant se placer derrière vos héros pour les achever plus vite. Même si le terrain est un peu exploité, pour se placer à l'abri d'un pilier, par exemple, on regrette l'absence de "verticalité" : pas de butte ou étage donnant un avantage de tir : les quelques escaliers rencontrés n'étant que cosmétiques. A noter quelques bugs sur l'affichage du quadrillage au sol, en particulier dans un niveau enneigé, où la texture de la neige le recouvrait intégralement tout au long de la mission. La troupe de chevaliers progresse dans divers décors intérieurs ou extérieurs, avec un peu de variété, mais qui se répètent tout de même assez vite. Les ennemis sont variés : des sorciers et combattants Pictes aux bandits, en passant par les morts vivants et diverses créatures plus ou moins animales, sans oublier les ennemis uniques et boss.

La prise en main est suffisamment intuitive et on se repère facilement dans les différentes possibilités d'action. La sélection des attaques est facilitée par des raccourcis touches qui évitent d'avoir à parcourir toute la bande d'action. Évidemment, pas de preux chevalier sans son équipement, à acheter ou à dénicher dans les coffres (aléatoires) parsemant les niveaux. Et il y a à faire, les objets sont abondants et permettent d'ajuster finement la stratégie et les points forts de chaque personnages en fonction des bonus qu'ils apportent.

Un peu de repos...

A force de se faire taper dessus, il est nécessaire de se préoccuper de sa santé. Celle-ci est matérialisée par trois paliers : l'armure (petits casques), les PV en orange puis en dernier recours la barre de vitalité en vert. Selon le palier touché, les soins devront être adaptés, du simple feu de camp en cours de mission, à un séjour prolongé à l'hospice ou à la cathédrale en fonction des blessures, rendant le personnage indisponible pour une ou plusieurs missions, le temps qu'il se remette. En l'absence de soins adaptés, un héros peut vite se retrouver envoyé à la crypte ! A noter quelques bugs de personnages plantés dans le décor, obligeant à recharger la sauvegarde. Pour ce qui est de la difficulté, les développeurs ont fait un bon travail permettant à tous d'y trouver son compte : du mode facile dans lequel toute la santé est récupérée entre chaque mission au mode Roguelite aux sauvegardes entièrement automatiques où chaque choix, erreur ou mort est définitif. Des défis à réaliser déverrouillent des "essences" augmentant de façon permanente les statistiques du joueur mais attention elles sont à usage unique, et chaque héros ne peut bénéficier que de quatre d'entre elles.

Le dernier grand axe du jeu se situe autour des Événements, qui se présentent temporairement sur la carte, et offrent des digressions au scénario principal. Il s'agira alors de faire des choix, favorisant telle ou telle religion ou type de héros, augmentant la loyauté des uns, diminuant celle des autres, rapportant ou coûtant des ressources. La variété est au rendez-vous et encore une fois, vos choix façonnent votre royaume.

C'est juste une égratignure...

Si la bonne trentaine d'heures nécessaire à faire le tour du soft ne suffit pas à votre âme de chevalier intrépide en mal d'action, les développeurs ont pensé à vous en ajoutant le mode Escarmouche. Le joueur peut se frotter aux épreuves du Seigneur Tewelyn, au nombre de dix, offrant chacune cinq niveaux de difficulté, pour un total de 50 étoiles à collectionner. A noter également la présence d'un mode JCJ uniquement en local, permettant à deux joueurs de se défier dans une arène au choix, chacun disposant d'une équipe de quatre chevaliers, mais attention, ce ne sont pas forcément les même que ceux rencontrés lors de l'histoire, et quand bien même vous retrouveriez votre héros favori, il n'aura pas forcément les capacités développées précédemment, demandant ainsi une adaptation à la situation. Nous n'avons réussi qu'à connecter une manette, obligeant les joueurs à se la passer à chaque tour... Dernière chose à mentionner, l'ambiance sonore du titre est extrêmement réussie, tant pour les musiques que pour les voix des personnages (en vost).




Point complet
Proposant un univers dark fantasy intéressant et travaillé, King Arthur: Knight's Tale offre une expérience de jeu agréable et un gameplay manette fluide. Il souffre cependant d'une réalisation graphique rigide et un peu datée, hormis la scène d'intro. Les amateurs de jeu de stratégie y trouveront leur compte avec un défi à la hauteur, malgré un petit sentiment d'inachevé, et les novices pourront s'essayer à une aventure plus clémente pour profiter de l'univers.

On a adoré :
Une ambiance travaillée
Du challenge adaptable à chacun
Un scénario intéressant
Les épreuves de Tewelyn
Une prise en main intuitive à la manette
L'ambiance sonore
On n'a pas aimé :
La caméra pas toujours optimale
Quelques bugs
Les missions qui finissent par se répéter
Des animations rigides
Le JCJ dispensable



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VOS REACTIONS
Posté le 19.03.24 @ 12:07

Excellent test👏, vous donnez envie de le découvrir, en plus il est a un prix raisonnable, il me semble.
Posté le 19.03.24 @ 13:12

Il me tente bien celui la
Posté le 19.03.24 @ 14:03

Le test donne envie et est vraiment sympa à lire mais j'ai peur d'être déçu du côté tactique après un BG3 très sympathique de ce côté.
Pas d'utilisation du décors par ex et j'ai l'impression que les déplacements reste plus limitant que sur le titre le Larian aussi.
Posté le 19.03.24 @ 17:15

Il est clairement sur ma to do list. Cette révision du monde arthurien me tente bien.
Posté le 21.03.24 @ 07:25

Contente que le test vous ait plu. N'hésitez pas à donner votre avis si vous vous lancez dedans !
@Storm, effectivement, on ne joue pas dans la même cour que bg3, mais il vaut tout de même le coup.
Posté le 22.03.24 @ 00:24
Testeur


En grand fan des légendes arthuriennes, il me tente bien. Surtout que j'avais fait les King Arthur I et II de Neocore à leur sortie (qui étaient des mélanges intéressants de RTS et de RPG).
Là, je suis bien saucé par ce que j'ai lu. D'ailleurs j'avais oublié que le jeu était sorti donc merci pour le test/rappel
Posté le 22.03.24 @ 18:01

D'ailleurs si vous aimez cette version sombre de l'univers arthurien et que vous accrochez aux jeux de société, il y a le Tainted Grail qui vaut le détour !

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