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Test - Outcast : A New Beginning : Pas parfait mais un plaisir à parcourir !

- Publiée le 20.03.2024, à 14:15
- Par Damien B.
Test - Outcast : A New Beginning : Pas parfait mais un plaisir à parcourir !

Outcast fait partie de ces jeux qui ont voulu en leur temps innover et proposer de nouvelles choses. Sorti en 1999 sur PC, son moteur graphique tout en voxel permettrait d’afficher un monde assez vaste qu’il était possible d’explorer à l’envi, avec accessoirement un scénario greffé dessus. Peu de joueurs doivent s’en souvenir, même ceux qui ont dû y jouer à l’époque et qui ont dû faire une tonne de titres plus intéressants depuis niveau scénario. On y faisait la découverte du personnage de Cutter Slade, doublé par le regretté Patrick Poivey en version française. Malheureusement on retiendra plutôt le titre pour sa plastique que son histoire…

Si aujourd’hui l’open world paraît être une évidence, à l’époque le rendu était intéressant et l’idée de cavaler assez librement en terres alien assez novatrice. Remasterisé en 2017 sous le nom Outcast : Second Contact, cette version a été accueillie assez froidement, notamment à cause de sa narration poussive et surtout de la comparaison avec ses semblables, mieux fagotés. La suite qui nous intéresse aujourd’hui fait ressusciter le héros Cutter Slade pour une nouvelle aventure sur la planète Adelpha, le studio belge d’Appeal Studio a-t-il su corriger les erreurs du passé ?

Vous reprendrez bien un coup de Cutter ?

Retour sur Adelpha pour Cutter Slade, qui s’y retrouve ressuscité, sans souvenir du passé… Après avoir trouvé un jetpack et un petit bouclier d’énergie, il va s’agir non seulement de retrouver la mémoire, mais aussi de savoir pourquoi les autochtones, les Talan, vous prennent pour le messie : l’Ulukai.

Avec son humour vif et ses punchlines bien senties, on prend Cutter Slade en affection malgré son peu de profondeur, qui n’ira pas forcément plus loin que son attachement à ses souvenirs familiaux qu’il retrouvera petit à petit, ou son passé militaire assez creux au final. Le doublage français est ici assez plat, on vous conseillera plutôt la version anglaise déjà mieux jouée, et plus inspirée niveau jeux de mots également. On notera quelques passages assez fun des Talans qui prennent tout au premier degré, qui ne comprennent pas les expressions de Slade qui font référence à des objets ou à la pop culture terrienne. Ou à l’inverse, les mots d’esprits Talans ou leurs façons de faire certaines choses sont totalement décalés. D’ailleurs, certains mots ou termes propres à leur langage sont marqués dans une couleur différente pendant les dialogues, vous pourrez accéder au glossaire pendant les discussions au cas où un mot vous échappe !

Adelpha abrite un panel varié de villes autochtones qui sont aussi différentes les unes des autres, avec un niveau de détails assez poussé et un joli travail de variété et de modélisation, vous pourrez distinguer leurs garde-robes comme leur architecture, différente entre chaque contrée. Dans tous ces villages, vous trouverez des extraterrestres un peu tarés toujours prêts à raconter leur vie et évidemment vous donner des quêtes de tous types, allant du FedEx à la pêche avec votre Jetpack, rentrer des bêtes dans un enclos ou dompter des vers géants...

Les Talans ne sont en majorité pas super futés, on retrouve des stéréotypes très reconnaissables qui vont de l’idiot du village devenu leader, en passant par le sage sourd en mode Professeur Tournesol, ou encore le chef vaniteux et l’activiste drogué… On s’attache à ces personnages dont on se demande parfois comment ils ont fait pour ne pas s’éteindre.

D’un point de vue technique, la synchronisation labiale est plutôt médiocre et les animations des personnages assez raides, bref vu comme ça, on imagine que le voyage ne va pas être agréable… Et pourtant !

Voyage en terre inconnue

Ce serait dommage de s’arrêter sur l’aspect technique des personnages, car le monde d’Adelpha est un plaisir pour les yeux. On va remettre l’église au milieu du village : on ne va pas ici critiquer le jeu comme si c’était un AAAA, mais bien avec son statut d’indépendant, et on ne peut que saluer le travail d’Appeal Studio qui a ici rendu un travail remarquable en termes de création sur la planète. Les biomes sont variés, avec une flore luxuriante, des paysages toujours superbes, tantôt plats, tantôt vallonnés ou montagneux, avec des jungles, des grands lacs, des contrées désertiques ou gelées qui semblent fusionnés dans un seul univers cohérent et plein de surprises. La faune est assez classique pour sa majorité, mais reste cohérente avec leurs lieux d’habitation.

Des concessions ont été faites sur les effets de lumière, de réfections ou de particules pour assurer un rendu fluide, mais sur Series X nous n’avons noté aucune baisse de framerate significative en Qualité, et le mode Performance proposait à la fois un rendu convenable et un framerate toujours très fluide.

Un point très agréable de cet Outcast réside dans la façon d’y voyager : à pieds, évidemment, mais surtout en jetpack : vous pourrez glisser à ras du sol à grande vitesse, ou prendre le l’altitude et voler/planer pour voyager et profiter du voyage. Son utilisation est globalement assez simple, vous pourrez faire des sauts multiples avec une pression sur A, ou passer en mode vol en appuyant sur LB+RB. Il sera possible au fil de l’aventure d’améliorer le jetpack, ainsi que votre bouclier et vos armes, pour les rendre plus efficaces. Rallonger la durée des vols, le nombre de sauts ou débloquer la possibilité de faire des esquives, du sur-place ou de renverser des adversaires avec un dash : on prend plaisir à prendre Slade en main. Idem pour la partie offensive, on y reviendra.

Le jeu se veut donc vaste, dans son étendue en termes de géographie, et joue aussi sur son côté vertical : escalader des montagnes, faire des courses dans les airs ou naviguer sous l’eau, vous allez voir du pays ! Evidemment, on n’est pas là que pour regarder des panoramiques, il va aussi falloir défoncer quelques vilains, et là aussi, vous allez être gâtés !

Deux armes, 50 possibilités

Si à la base vous n’aurez accès qu’à votre petit flingue de base, vous aurez rapidement accès à une seconde arme, un peu plus grosse, avec une cadence de tir plus élevée. Chaque arme n’utilise pas de munitions conventionnelles, mais de l’Héridium, sorte de cristaux colorés qui auront de multiples utilités. Les verts s’utilisent comme munitions du petit flingue, les rouges pour le plus gros, mais vous découvrirez aussi des cristaux bleus pour monter les niveaux de capacités, ou encore les blancs et noirs dont nous gardons le secret jalousement…

L’originalité ici, c’est que vos armes peuvent accueillir des compétences qui peuvent changer la nature ou les caractéristiques de vos armes. Avant tout, il faut trouver ces nouvelles compétences, en fouillant les coffres dans les bases ennemies. Vous pourrez ensuite greffer à vos armes jusqu’à 5 bonus, ce qui peut permettre des mélanges étonnants : transformez votre petit flingue de base en mitrailleuse lance-grenades qui restaure de la vie en tirant, ou votre mitrailleuse en sniper qui peut charger des tirs électriques surpuissants, tout en économisant des munitions. A vous de combiner les nombreux éléments mis à votre disposition, sachant qu’il est possible de monter chacun d’entre eux jusqu’au niveau 3 et augmenter encore leur efficacité.

D’ailleurs les joutes contre les ennemis s’avèrent particulièrement nerveuses, surtout à un niveau de difficulté plus élevé. En mode histoire ou facile, les combats seront assez simples contre les ennemis de base ou les boss, mais au-delà il faudra faire bon usage du bouclier et des compétences de Slade pour esquiver, tirer depuis les airs ou vous planquer au bon moment.

Au fil de l’aventure, vous débloquerez des sortes de sorts, qui ont des effets variables et nécessitent un long temps de recharge. Par exemple, vous pourrez invoquez une nuée d’insectes qui défera des dégâts sur les packs d’ennemis, ou pourrez ralentir le temps, ou utiliser la gravité pour faire voltiger les ennemis quelques instants. Tout ce champ de possibilités rend les combats assez fun, et permettent surtout une variété d’actions assez sympa, et ne limite pas le jeu à un simple tirer/esquiver qui serait vite lourdingue.

Si votre vie est basse, vous pourrez utiliser des plantes ou potions pour reprendre des forces pendant le combat. D’autres plantes et potions permettent d’augmenter votre force ou défense, il faudra cependant cueillir les plantes en amont, ou fabriquer des potions au village, nécessitant des ingrédients trouvables un peu partout pendant vos périples. En gros, ramassez tout ce que vous trouverez !

Seul souci dans tout ça : la caméra, parfois capricieuse surtout en intérieur. D’ailleurs en cours de vol il n’est pas possible de changer l’angle de vue de la caméra, qui pointe toujours tout droit, dommage pour ceux qui veulent profiter du paysage…

Mais il n’y a pas que le combat dans Outcast, en effet, certaines zones demanderont d’utiliser à bon escient votre jetpack dans des phases de plateformes, majoritairement pas bien difficiles. Si certaines sont nécessaires pour l’histoire, la grande majorité sont optionnelles, comme les pistes d’Orym qui peuvent vous rapporter quelques précieux points pour améliorer vos compétences. D’autres parcours spécifiques, appelés Sanctuaires aux Essences vous augmenteront la barre de vie en cas de réussite, un passage obligé pour les modes de difficulté plus élevés, ou pour les chasseurs de succès.

Voyage voyage

Dans Outcast, vous allez voir du pays ! Avec ses 7 villages pleins de quêtes, sa carte assez énorme, totalement ouverte et sans temps de chargement, le monde d’Adelpha regorge d’activités. Quelques chiffres : 25 portails à découvrir pour le voyage rapide, 30 bases ennemies à défoncer, 20 Sanctuaires aux essences, 50 pistes d’Orym et enfin 43 Gork. Ces derniers sont des zones infectées dans laquelle il faut éliminer les ennemis infectés afin de détruire le noyau de Gork et purifier les alentours. Cela permet d’ailleurs en parallèle de gagner de l’argent auprès d’un certain PNJ, la monnaie est utile pour acheter certains objets, et surtout pour augmenter la capacité de cristaux ou de potions que vous pouvez porter.

Les missions principales ont lieu dans chaque village, dans lequel diverses activités sont accessibles. Petite originalité : les missions ne sont pas toutes linéaires, et nécessiteront parfois d’accéder à certains autres villages, d’y faire certaines missions pour pouvoir avancer dans vos objectifs. Par exemple, je dois confectionner une boisson pour un village, je dois d’abord trouver les ingrédients, certains sont accessibles naturellement, mais pour d’autres, je vais devoir me rendre dans un autre village pour demander qu’on envoie une cargaison de ces ingrédients. Et il faudra patienter, le temps que la cargaison arrive à bon port. Et en attendant, vous pourrez faire d’autres quêtes ou vous promener le temps que le convoi soit bien arrivé.

Et avec toutes les missions et tous les lieux à visiter, vous aurez toujours de quoi faire. D’autant plus qu’il n’y a pas d’ordre précis pour les quêtes : vous pourrez les faire dans n’importe quel ordre, aller dans n’importe quel village, rien n’est guidé et c’est très agréable. Alors oui, les quêtes ne sont pas dingues en majorité, mais le fun réside dans les dialogues, et les situations qui vont parfois être super gênantes pour Slade… Certains passages permettront de faire des activités uniques, comme de faire ingérer des cristaux à un ver géant, récupérer des pistils de fleurs géantes en volant, imbiber des sortes de moutons géants dans une mare d’alcool… Vaste programme ! Une activité était un peu en retrait à cause de sa maniabilité un peu retorse : la course de Nôm-nôm, sorte de créature volante qu’il faut faire passer entre des anneaux tout en étant rapide pour terminer premier. La première coupe étant nécessaire pour avancer dans le scénario du village, certains joueurs n’apprécieront pas ce passage forcé aux contrôles plutôt chaotiques.

Mais revenons au monde d’Adelpha : le travail d’Appeal Studio est très malin, car vous pourrez accéder à toutes les zones principales dès le début du jeu, même si vous n’avez que la configuration de base de votre jetpack. Ainsi, même sans avoir fait une seule quête, vous pourrez visiter quasiment toute la map, un joli appel à l’aventure. Il faudra compter entre 25 et 30 heures pour venir à bout du jeu, voire une bonne poignée d’heures en plus si vous visez le 100%, ce qui est tout à fait correct pour un titre de cet acabit.

Le doublage français permet davantage d’immersion pour la majorité des joueurs, mais nous vous conseillons encore une fois de mettre plutôt les voix en anglais pour profiter d’un doublage plus qualitatif. Ce qui ne vous décevra pas par contre, ce sont les musiques, superbement orchestrées, ainsi que l’environnement sonore également réussi.




Point complet
Au final, même si Outcast : A New Beginning n’est pas parfait, notamment sur la modélisation des personnages et une histoire de qualité inégale, on prend plaisir à découvrir Adelpha, en compagnie d’un Cutter Slade cynique à souhait. Les dialogues lunaires avec les Talans, les gunfights sympas, les environnements variés et un monde ouvert qu’on prend plaisir à visiter, garni d’activités variées : c’est un travail remarquable qu’a fourni le studio belge d’Appeal Studio, digne de l’aura que pouvait avoir le premier jeu. Respect d’autant plus renforcé qu’il ne s’agit pas d’une adaptation de livre ou de film, mais d’un matériau d’origine brute, ce qu’il est important de prendre en considération. Chapeau.

On a adoré :
La modélisation d’Adelpha, variée et bien construite
Les punchlines de Cutter Slade
Les Talans bien sympathiques
Le gamepay du jetpack
Les gunfights
Les possibilités de personnalisation des armes
L’environnement sonore et musical
La durée de vie honnête
On n'a pas aimé :
La modélisation et animation des personnages
Les activités nombreuses mais redondantes
Les quêtes FedEx
Les courses de nôm-nôm



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Posté le 20.03.24 @ 16:05

Posté le 20.03.24 @ 19:22

Posté le 20.03.24 @ 21:45


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