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Test - Goldorak : Le Festin des Loups - Un jeu honnête malgré tout

- Publiée le 28.11.2023, à 14:52
- Par Vincent P.
Test - Goldorak : Le Festin des Loups - Un jeu honnête malgré tout

Parmi les héros de notre enfance, ceux avec lesquels nous avons grandi, aux côtés des personnages de Dragon Ball, de Nicky Larson, de Sailor Moon, des Power Rangers ou encore des Tortues Ninja pour ne citer qu'eux, il y a un robot géant extraterrestre qui a vu le jour en 1975 au Japon et qui a pu être découvert dès 1978 en France. Son nom ? Goldorak (Grendizer en VO) ! Aux commandes de cette machine étonnamment souple se cache Duke Fleed, alias Actarus, le prince d'Euphor qui a trouvé asile sur la planète Terre. Fin 2021, cinq auteurs français ont tenu à donner une nouvelle jeunesse à la licence en publiant une bande dessinée, avec l'accord de Gō Nagai, l'auteur de la licence, sobrement baptisée Goldorak (que votre serviteur a en édition collector limitée). A peu près au moment de l'arrivée de la BD française, Microids a annoncé un jeu développé par Endroad, un studio nantais, à savoir Goldorak – Le Festin des Loups. Celui-ci est récemment arrivé sur nos consoles... Pour le meilleur ou pour le pire ? Réponse avec cet avis basé sur une version Xbox numérique fournie par l'éditeur.

Le respect, sans le budget

Si le nom du jeu vous fait écho, c'est que vous êtes au moins un amateur de la licence. En effet, il reprend le titre de l'épisode 7 avec l'introduction de Janus, l'officier de la Division Ruine. Les développeurs nantais ont fait le choix de couvrir un bel arc de la licence en commençant par un prologue qui fait chaud au cœur des fans. Nous ne spoilerons rien mais sachez que ce dernier a fait ressortir des souvenirs des plus agréables, en plus de servir d'entrée en matière pour appréhender le gameplay. Côté scénario, même si nous avons surtout le droit à quelques plans fixes ou légèrement animés, en plus de quelques séquences 3D, il faut bien reconnaître que l'on retrouve l'identité de la licence. Actarus, Alcor, Procyon, Vénusia, les méchants de Véga, etc., c'est un véritable plaisir de retrouver ce beau monde, en plus de Goldorak lui-même. Le character design est fidèle à ce que l'on connaît et c'est même un petit plaisir d'avoir des moments de calme au ranch du Bouleau Blanc, malgré des déplacements très lents, moment fait pour développer un peu l'histoire au travers de quelques dialogues avant de se rendre au Centre pour préparer la prochaine mission et, au passage si on le souhaite, opter pour l'un des différents skins de notre robot.

Même si on perd une partie du discours de l'animé, l'histoire se suit avec grand plaisir. Plusieurs séquences feront tout autant plaisir aux fans qu'elles séduiront les néophytes et les inviteront à se lancer dans le visionnage des épisodes originaux. Il n'y a pas à dire, les développeurs ont saisi l'essence de la licence et ils arrivent à la retranscrire avec les moyens du bord de belle façon. D'ailleurs, ce qui ajoute au charme du jeu, c'est assurément la bande-son qui reprend une partie des thèmes connus et s'autorise des réorchestrations signées Marcin Przybyłowicz, compositeur de talent ayant notamment œuvrer sur les productions de CD Projekt. Ajoutez à cela un doublage français de très bonne facture, avec une tonalité volontairement tournée vers ce qui se faisait dans les années 70/80 et vous obtenez une véritable douceur pleine de nostalgie.

Pourtant, le retour à la réalité peut être brutal puisque, techniquement, le titre ne répond pas au minimum des exigences actuelles. Si les personnages sont bien modélisés, au même titre que les ennemis ou les Golgoths, il faut bien avouer que le reste est très en retard sur son temps. Assets réutilisés à n'en plus finir, aplats de textures pas très jolies, modélisations sommaires des bâtiments, étendues avec une belle profondeur de champ dont l'exploration est entravée par des murs invisibles pas forcément bien placés, on a l'impression d'avoir deux bonnes générations de retard quand on joue sur Xbox Series X. Pire, le framerate est inconstant alors que visuellement c'est daté et le clipping est très fréquent. Ce n'est pas la catastrophe pour autant, nous avons vu bien pire mais le rendu trahit un véritable manque de budget et de temps de développement. C'est bien dommage parce qu'avec plus de moyens, il y avait la possibilité de donner une meilleure impression de puissance, surtout qu'il y a quelques bonnes idées comme les hélicoptères et bateaux à escorter, les véhicules qui circulent, ce qui donne un peu de vie aux environnements.

Dommage que la taille de notre Grendizer ne se ressente que dans l'avant-dernière zone, la ville, lorsqu'on est bien plus confronté aux buildings. Dans les plaines par exemple, nous ne ressentons pas suffisamment son gigantisme. Tout n'est pas mauvais pour autant puisqu'on retrouve quelques moments visuellement agréables, comme ce coucher de soleil qui se reflète dans l'eau, même si cela engendre des bugs visuels et des gestions des lumières hasardeuses. Les bugs, le titre n'en manque pas. Outre tous les éléments visuels possibles, on ne compte plus les soucis de collisions, les collines qui nous font sauter vers l'arrière alors qu'on aurait dû les franchir, les coups qui passent à travers les maisons ou les rochers pour terrasser les ennemis, notre Golodrak qui passe sous la map ou encore un ennemi qui finit à quelques mètres en l'air pour on ne sait quelle raison.

Le festin des loups, avec le même menu

Fort heureusement, manette dans les mains, si on est fan du genre du moins, le plaisir est immédiat. Outre les éléments à récolter pour les Succès (ne vous attendez pas à être récompensés par des bonus numériques comme des artworks, des fiches de description ou autres), notre cher Goldorak part distribuer les mandales contre une poignée d'ennemis différents. Coups de base, Astérohache, Rétrolaser, Fulguropoing, Clavicogyre ou encore le Cornofulgure que l'on débloque un peu trop tardivement à notre goût, tout est là, avec même parfois un effort de mise en scène. Mieux, les ennemis ont des blindages qui demandent de varier les attaques pour éviter de se retrouver à systématiquement matraquer la touche X (pour les coups de poing et pied) ou Y (pour l'Astérohache).

Ainsi, il faut parfois enchaîner le Rétrolaser, qui permet aussi de faire voler la défense des ennemis avec des boucliers, l'Astérohache et les poings pour briser la défense et après enchaîner l'adversaire. Une touche permet également d'esquiver, avec le ralenti qui va bien si on le fait dans le bon timing. L'ensemble est assez dynamique et même si à la longue c'est ultra répétitif, il y a un certain plaisir à massacrer les Végas. Les Golgoths, qui font office de boss, demandent quant à eux un peu plus de concentration (sauf les deux liés à la partie shoot them up), avec une meilleure proportion entre esquives et attaques. Bien entendu, si votre barre d'énergie s'approche de zéro, maintenez la flèche directionnelle haute appuyée pour assimiler les rayons du soleil et vous recharger. La mort est rare et ne peut qu'être liée à un manque de concentration ou à du bourrinage intensif sur une foreuse sans faire attention aux rayons lasers qu'elle envoie.

La partie beat them up est aussi simpliste qu'efficace, tout en mettant bien en avant les célèbres attaques de notre Goldorak. Pour ajouter un peu de diversité, nous avons également des phases de shoot them up, de deux types. Les premières, ce sont celles en 2D avec vue du dessus avec Alcor qui conduit l'OVTerre (une sorte de soucoupe volante) qui peut esquiver, tirer et envoyer des missiles s'il y en a en stock. Les passages sont corrects, sans plus, bien qu'un peu longs et pas très amusants. Les deuxièmes, ce sont celles avec le Spazer, le module de vol (avec la séquence de transition comme à l'époque qui va bien), qui prennent la forme de phases de shoot en 3D. Si ça paraît plus dynamique de prime à bord, c'est souvent assez brouillon et la lisibilité est parfois mauvaise malgré les rails à suivre. Ces phases ne raviront pas forcément les joueuses et les joueurs, surtout qu'elles sont mal calibrées, mais elles restent relativement correctes pour les moins exigeants qui y verront surtout un moyen de varier un peu les plaisirs.

Enfin, notons qu'au fil de l'aventure nous récoltons des ressources, de différentes sortes, qui permettent ensuite d'améliorer Goldorak, ou plutôt ses diverses caractéristiques principales, dont certaines sur trois niveaux. Le gain en puissance se fait un peu ressentir mais on regrette qu'il faille passer par des phases d'exploration peu intéressantes pour aller récolter certaines ressources moins abondantes, car il y en a souvent une qui manque sur les trois, quatre ou cinq demandées pour assurer l'amélioration. En plus, une des ressources n'est accessible que dans la dernière zone du jeu. C'est dommage parce que ça rallonge juste artificiellement la durée de titre, d'un poil plus de 6 heures pour l'aventure principale avec 75% des collectibles en gros. Nous sommes à 7H30 avec trois éléments manquants pour le 100%. Le bon côté, c'est qu'une fois le scénario parcouru, on peut repartir dans les zones ouvertes pour récolter ce qui manque, que ce soit une vache, un collectible ou un point d'intérêt.



Point complet
On ne va pas vous mentir, les premières vidéos de Goldorak – Le Festin des Loups n'étaient pas très encourageantes. Finalement, même s'il y a beaucoup à redire sur le jeu d'Endroad, il faut avouer que ça reste une assez bonne surprise pour le fan de la licence qu'est votre serviteur. Le studio nantais a réussi avec les moyens du bord à créer un jeu qui respecte l'esprit de la licence et qui se joue avec plaisir pendant 6 à 7 heures malgré une répétitivité sans nom et divers soucis, à commencer par des bugs, une caméra qui fait parfois des siennes, un framerate inconstant et un clipping affreux. Ca manque de budget, c'est ultra répétitif et il y a clairement des jeux qui ont bien des années de plus et qui font mieux sur les combats de robots/personnages géants. Néanmoins, pour le fan de la licence, le rendu est honorable, l’œuvre est respectée, les musiques sont envoûtantes et les doublages français sont de qualité, tout comme le chara design et les dessins des personnages lors des cinématiques. Si vous n'êtes pas fan en revanche, il se peut que les nombreux défauts ne vous incitent pas à vous lancer dans l'aventure, du moins pas à 49,99€, prix public recommandé.

On a adoré :
Fidèle à l’œuvre originale
Quelques plans qui sortent du lot
Le tutoriel
L'histoire est plaisante
Un certain fan-service
Améliorer Goldorak
Gameplay dynamique
Varier les attaques
Musiques excellentes
Doublages français de qualité
Les attaques cultes de Goldorak
Plusieurs environnements
Les phases shoot them up pour varier les plaisirs...
On n'a pas aimé :
Mais c'est mal calibré
Clipping à foison
Level design minimaliste
Framerate instable
Assets réutilisés à outrance
Bestiaire pas assez varié
Pas vraiment de challenge
La caméra parfois
Visuellement daté
Vite ultra répétitif
Des bugs, encore et encore
Pas de bonus à débloquer pour les fans



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VOS REACTIONS
Posté le 28.11.23 @ 14:58

Ce fut un des premiers dessin animé que j'ai regardé quand j'étais petit, mais le jeu n'a pas l'air de lui rendre hommage. Même le pitoyable Transformers à l'air mieux.
Dommage car cette licence mériterai un jeu à sa mesure...
Posté le 28.11.23 @ 15:09

C'est finalement pas l'étron annoncé mais c'est loin de faire honneur à la licence.
50 € c'est quand même cher mais par nostalgie, sur une bonne promo... je me vois bien faire "rou rou".
En parlant de nostalgie, il manque plus beaucoup de licence de notre enfance, revisitée pour le meilleur ou le pire par Microids. Albator à venir peut être ?
Posté le 28.11.23 @ 15:37

Dommage qu'il y a de nombreux problèmes avec le jeu je vais attendre une bonne promo pour le prendre
Posté le 28.11.23 @ 15:39

Je ferai comme certains, une petite promo avant l'achat.
Posté le 28.11.23 @ 17:00

La jeunesse de beaucoup ici
Posté le 28.11.23 @ 18:15

Peut-être une sorti dans le GP ou une promo et je serais partant juste pour la nostalgie.
Posté le 28.11.23 @ 21:14

Oui la nostalgie joue énormément, c'est mon cas malgré les défauts je vais le prendre car Goldorak fait parti intégrante de mon enfance. Et le test me réconforte sur mon point de vue que le jeu respecte les codes de l'œuvre original. Merci pour le test 👍
Posté le 28.11.23 @ 22:24

C'est déjà un sacré bon point ce souci du respect de la licence ! Je me laisserai bien tenter à petit prix !
Posté le 28.11.23 @ 22:49

Un jeu qui ne renouvelle en rien le genre mais qui va apporter cette sucreries de nostalgie a nous les vieux gamins en gros.
C'est pas exceptionnel si je suis le test mais ça ce laisse jouer.
Bon pk pas un de ces jours 😁
Posté le 29.11.23 @ 12:15
Rédac chef


Merci pour les nombreux retours, c'est cool

Si vous avez des questions sur le jeu, n'hésitez pas ! Clairement, si vous êtes fan de la licence, à prix réduit ou en cadeau sous le sapin, ça peut le faire. Pour limiter la répétitivité, jouez-y à petites doses de temps en temps.

Clairement, c'est la sucrerie pour les fans. Les autres peuvent passer leur chemin, les jeux Transformers pour reprendre l'exemple de Flo Stormrider sont au-dessus.
Posté le 29.11.23 @ 20:57

Je le vois comme un jeu fan service pour les nostalgiques de Goldorak et des années 80 comme moi 🤣🤣
Posté le 04.12.23 @ 10:54

Merci pour le test Vu le fan que je suis et mon coté nostalgique, je le prendrai à petit prix c'est sur, et tans pis pour ses cotes negatifs ^^
Posté le 07.01.24 @ 01:29

C’est toujours la même rengaine, on nourrit un peu d’espoir avec la fibre nostalgique mais le jeu a un budget ridicule et ne permet pas de contenter les attentes.
A voir tout petit prix ou c’est ton jamais sur le GP…
Posté le 26.02.24 @ 19:01

Les vidéo ne donnent pas envie. C'est dommage.

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