![]() |
![]() |
![]() |
A défaut de faire preuve d’originalité, le scénario de Enchanted Arms n’en reste pas moins captivant et aguicheur, tant les références envers les RPG existants sont ici plutôt bien maîtrisées. Les fans sauront remarqués de nombreux clichés du genre, ne serait-ce que par le coté insouciant et humoristique d’Atsuma ou encore par les différents univers qui composent le jeu, qui ne sont pas sans rappelés Final Fantasy, Shadow Hearts et j’en passe. On peut cependant surtout reprocher à l’ensemble des protagonistes de n’être que des bonnes copies d’autres RPG et mangas nippons et ainsi de ne pas apporter de réelles nouveautés ou surprises au genre, tant par leur caractère que par leur réalisation. Au cours de l’aventure d’autres personnages viendront se joindre à vous ainsi que de nombreux Golems, pas moins d’une centaine se dissimulent dans les différents niveaux, offrant une diversité assez grande dans la composition de votre groupe de combat. La progression est donc familière et non très surprenante mais ne le renions pas, les protagonistes arrivent tout de même à faire naître un sentiment d’attachement. Les niveaux eux sont assez linéaires et se concentrent principalement sur la trame principale, avec un bon lot de dialogues, combats et autres cinématiques plutôt sympathiques, ce qui n’est au final pas un mal puisqu’ils épargnent le Gamer un temps de jeu trop superficiel. Sur ce dernier point, Enchanted Arms ne trahit en rien ses compères avec un nombre d’heures de jeu assez conséquent et qui ne décevra pas les aficionados du genre.
![]() |
![]() |
![]() |
Attaquer ou défendre, soigner ou augmenter sa force de frappe, gérer ses EP et HP, la gestion des combats ne se limitent bien évidemment pas à cela. Les VP sont également de mise et constituent une sorte de quota de tours de jeu pouvant être effectué par un perso. Lors de l’épuisement de ces points, il faut soit trouver un cristal pour recharger les VP soit remplacer votre perso par un autre combattant. Une fois encore, From Software frappe juste et oblige le Gamer à utiliser bon nombre de persos, devant ainsi revoir son organisation tactique et gérer ses groupes de combats. Le tout permet réellement de ne pas être frappé par l’ennui. Certains des cristaux évoqués servent justement à créer un Golem : autrement dit vous aurez la possibilité, après avoir affronté ladite créature, de récupérer son cristal et de le synthétiser afin de l’avoir à vos cotés. Ensuite, il vous suffira de sélectionner trois de vos persos ou Golems préférés pour se battre à vos cotés, sachant qu’un simple aller retour dans le menu vous permet de modifier cette sélection entre deux combats. Jusqu’à huit Golems pourront rejoindre votre inventaire, vous imposant une dure sélection puisque, répétons-le, une centaine de ces créatures se postent dans les niveaux d’Enchanted Arms. . Le schéma « cristal puis synthétisation » s’applique également pour les armes et autres nouveaux sorts, où diverses combinaisons seront possibles pour davantage d’efficacité.
Mais le gameplay ne se limite pas à ces phases de combats, phases qui apparaissent aléatoirement ou non lors de la progression du niveau, et il est intéressant de noter que le reste du soft se dote d’une jouabilité tout à fait classique mais efficace, à tel point qu’on n’y apporte que très peu d’attention. Sûrement parce qu’en dehors des batailles, nos actions se limitent aux déplacement pour accéder d’une zone à une zone, à détruire tonneaux et caisses pour récupérer divers items, à parler avec d’autres personnages et accéder à quelques mini jeux. Petit bémol, les déplacements de notre héros paraissent un peu trop rigides mais rien de bien gênant en soit. Et enfin, pour ne citer que ces derniers détails, on trouve à plusieurs endroits des niveaux une sorte de magasin, où vous pourrez notamment synthétiser vos Golems et apprendre de nouveaux coups, mais également un source de points vitaux où vous pourrez redonner tous les points de vie à vos persos. Enchanted Arms confirme sa volonté de ne pas frustrer les Gamers en offrant notamment la possibilité de sauvegarder à n’importe quel moment, tout comme celle de recommencer un combat perdu que l’on ait ou non enregistré préalablement notre partie. Evoquons également le mode Live qui vous propose d’affronter un ami et ainsi de mettre en avant non seulement votre gestion tactique mais aussi la force de vos Golems. Sympathique mais trop peu différente des combats en solo pour susciter un réel intérêt.
![]() |
![]() |
![]() |
Ubisoft est l’éditeur du soft en Europe, mais apportons quelques précisions sur cette localisation qui n’en est d’ailleurs pas vraiment une. Point de français dans le jeu puisque la totalité des textes, menus et dialogues, sont intégralement en anglais. Si cela peut rebuter certains Gamers étranger à la langue de Shakespeare, précisons que même avec un niveau d’anglais assez faible l’évolution dans le jeu se fait sans trop de problèmes. Les éléments clés sont mis en évidence, permettant ainsi de sortir de leur contexte les objectifs à atteindre. Pour les fans du genre, sachez qu’il est possible de remplacer les voix anglaises par les voix japonaises, sachant que les unes comme les autres offrent des doublages de qualité retranscrivant assez bien les sentiments et personnalités des différents protagonistes. Quant aux musiques, que dire si ce n’est qu’elles se fondent paisiblement dans l’ambiance. On regrettera juste de devoir se battre avec pour fond le même thème musical tout au long du jeu. Mais finalement, l’intérêt développé par les combats nous fait heureusement vite oublier ce point.
Point complet
On a adoré : + Un système de combat convaincant + Une réalisation graphique globalement réussie + Un bon melting-pot de RPG… |
On n'a pas aimé : - …mais un manque certain de personnalité - Design des personnages trop commun |
Consulter les commentaires | Article publié le 20-09-06 par Jeremy F. |